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Guide diamant


Guide diamant

Le diamant est un minéral composé de carbone (tout comme le graphite et la lonsdaléite), dont il représente l’allotrope de haute pression, qui cristallise dans le système cristallin cubique. C’est le matériau naturel le plus dur (dureté de 10 (maximum) selon l’échelle de Mohs).

Histoire et symbolique

La légende raconte que le diamant est exploité depuis 6 000 ans en Inde (cas du Koh-i Nor). Historiquement, les premiers diamants sont extraits il y a 3 000 ans en Inde où ils sont trouvés uniquement dans les gisements alluvionnaires (rives des cours d’eau) tels le Pennar, le Godâvarî, le Mahânadî ou le Krishnâ dans la région mythique de Golconde, principal centre de commerce du diamant pendant des siècles. Il est représenté comme le « fruit des étoiles » ou provenant de sources sacrées, aussi orne-t-il les objets religieux. Des textes bouddhistes révèlent tout son symbolisme : Sūtra du Diamant (pour qui le diamant est, comme la vérité, éternel), textes du Vajrayana. Il est aussi un objet de culte hindou, représentant symboliquement les vajras, et fait partie du mysticisme du jaïnisme et du lamaïsme tibétain. Les Dravidiens pensent que les diamants poussent dans le sol comme des légumes, c’est pourquoi ils utilisent le caroubier dont les fèves servent d’étalon de masse pour peser les diamants, pratique à l’origine du carat.
Le diamant est à l’origine un élément de parure comme d’autres, (la taille du diamant en facettes qui lui donne sa brillance caractéristique n’apparaît pas avant le milieu du xiv siècle, probablement par crainte que cette technique ne lui fasse perdre de ses pouvoirs), aussi est-il surtout utilisé comme amulette et talisman à cause de ses pouvoirs magiques et pour sa grande dureté dans la taille d’outils en fer ou la perforation de gemmes (jades, saphirs), comme en Chine, au Yémen vers -400 où ont été trouvées des perles percées par des diamants et au Kalimantan, partie indonésienne de Bornéo où le diamant est découvert vers 600.

Joaillerie

Les qualités (pureté, taille importante et couleur) de certains diamants en font la plus célèbre des pierres précieuses en joaillerie.
La beauté de son brillant est due au fait qu’il possède un haut indice de réfraction de la lumière et un grand pouvoir dispersif : en pénétrant, les rayons de lumière sont réfléchis à l’intérieur de la pierre à l’infini et la lumière blanche se disperse, retourne à l’intérieur transformée en un éventail de couleurs. Les diamants (comme les gouttes d’eau) fonctionnent comme des prismes en freinant, plus ou moins en fonction des longueurs d’onde (violette au maximum, rouge au minimum), de façon que les couleurs soient dispersées sous forme d’arc-en-ciel.
Tous les diamants ne sont pas utilisés en bijouterie. Le moindre défaut peut leur ôter de la valeur et ils sont alors employés pour des applications industrielles. Il s’agit de bulles internes ou de particules étrangères, de médiocre coloration ou lorsqu’ils présentent une forme irrégulière.

Couleur

Les diamants sont aussi classés par couleurs. La couleur la plus commune étant « le blanc » (absence de couleur : c’est-à-dire que le diamant est transparent et incolore). Ces couleurs sont notées en allant de D (blanc le plus pur) à Z (teinte la plus foncée).

Pureté

Les diamants contiennent aussi une grande variété d’inclusions qui peuvent modifier son apparence. Une inclusion ou impureté était appelée en France un crapaud, mais cette appellation tend à disparaître dans le langage professionnel à la suite de la demande de la Confédération des Horlogers Bijoutiers Joailliers et Orfèvres (CHBJO) de ne plus l’utiliser.
Lorsqu’un diamant contient de l’hydrogène comme impureté, il apparaîtra généralement violet ou pourpre mais, dans de très rare cas, il apparaîtra rouge. Enfin, les diamants verts résultent d’une irradiation par des particules alpha qui entraînent une déformation du réseau cristallin.